18/12/2008

NPA - commission écologie



Le succès de la première rencontre nationale du NPA consacrée à l’écologie a montré une prise de conscience importante et en progrès concernant les conséquences politiques de la crise écologique au sein gauche radicale.

Il s’agit désormais pour le NPA de franchir un cap supplémentaire et de s’affirmer comme un parti anticapitaliste qui intègre la critique écologiste du mode de production capitaliste et des errements des ex-sociétés du "socialisme" bureaucratique.

L’ampleur de la crise écologique provoquée par le productivisme capitaliste, conjuguée aujourd’hui à la crise économique, met désormais en danger des millions de vies humaines, et en premier lieu celles des populations les plus pauvres. L’heure n’est plus à faire de l’écologie un supplément d’âme, une revendication parmi d’autres, mais bien d’en reconnaitre la transversalité. En effet, nulle question sociale ne peut être appréhendée sans en saisir la dimension écologique, qu’il s’agisse d’emplois, de choix industriels ou de services publics ; notre écologie doit donc enrichir notre projet émancipateur..

La prise en compte de la question écologiste par la droite et la gauche sociale-libérale conduit le plus souvent à faire reposer sur les plus pauvres les conséquences des dégradations environnementales comme celles de la crise sociale. Le NPA ne sera crédible que s’il sait articuler ces deux dimensions, que s’il arrive à répondre à l’urgence environnementale comme à l’urgence sociale. Il le sera d’autant plus s’il parvient à nouer des liens solides et durables avec les courants et les mouvements de l’écologie radicale. Il devra pour cela impulser des mobilisations de masse sur les questions écologistes et nourrir les mobilisations sociales d’une conscience écologiste.

Cela implique de formuler un plan d’urgence liant ces deux aspects de la crise, mais aussi d’articuler la nécessité de réponses immédiates et d’un projet d’ensemble à moyen et long terme. Autrement dit il s’agit que les travailleurs et les populations s’approprient un véritable programme transitoire social et écologiste, notamment autour des problèmes de changements climatiques, de la santé, pour une agriculture paysanne et une pêche artisanale respectueuses des équilibres environnementaux, ou encore pour la sortie du nucléaire. Ce projet à moyen terme doit affirmer la nécessité de la planification démocratique, c’est-à-dire la maîtrise collective de l’appareil de production, afin de viser sa profonde réorientation, ce qui nécessite la remise en cause du caractère sacré de la propriété privée capitaliste. En effet le NPA doit aujourd’hui être capable de répondre aux questions : qui produit, qu’est-ce qu’on produit, pourquoi et pour qui on produit, où et comment on produit, et qui décide ? Notre écologie est intrinsèquement liée à une visée radicalement démocratique. Pour se réapproprier nos vies, nous devons nous réapproprier notre environnement.

Un tel projet nécessite, au-delà de la lutte quotidienne, de créer un nouvel imaginaire politique, qui écarte le productivisme et le consumérisme, qui promeuve d’autres modes de vie, car c’est aussi à travers la vision d’une autre société que nous pourrons disputer l’hégémonie à l’écologie libérale. La gravité de la crise environnementale va accélérer la prise de conscience des dangers qui menacent la planète et l’humanité. Dans ce contexte, le NPA doit proposer un projet politique qui donne une perspective sociale et écologiste et être un outil qui impulse les luttes sur ces terrains.

Alors, tous ensemble, militants et militantes du NPA, retroussons nos manches pour construire un parti anticapitaliste radicalement écologiste. Pas de socialisme sans écologie, pas d’écologie sans socialisme !

NPA - commission quartiers populaires

NANTERRE, 13 déc 2008 (AFP) -
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a organisé samedi à Nanterre (Hauts-de-Seine) une réunion nationale des comités intervenant dans les quartiers populaires, pour "réfléchir aux axes de revendication et à l'orientation" du parti au sujet des banlieues.

"L'objectif est d'expliquer que la question des quartiers populaires est une question centrale du NPA", a déclaré Anne Leclerc, du comité du 18e arrondissement de Paris. Pour Omar Slaouti, du comité d'Argenteuil (Val-d'Oise), les quartiers populaires sont "un miroir grossissant de ce qui se passe ailleurs", faisant des banlieues un "cocktail explosif". Le Plan Espoir banlieues, lancé par la secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville Fadela Amara, constitue, selon M. Slaouti, une "politique de saupoudrage" car "seules 50 des 750 zones urbaines sensibles ont été choisies" et "seul 1% des contrats aidés promis ont été créés cette année".

Au cours des débats, des militants ont souligné la difficulté pour le NPA de s'introduire dans ces quartiers, compte tenu notamment de la défiance de la population envers les partis politiques. En réponse, Fahima Laïdoudi, venue de Toulon (Var), a proposé "d'impulser" l'émergence de comités locaux du NPA en "s'organisant nous-mêmes". "La révolution est un sujet qui plaît" dans les quartiers sensibles, a-t-elle ajouté.

"Dans les quartiers, il n'y a pas des révolutionnaires mais des révoltés", a affirmé Abdel Zahiri, d'Avignon (Vaucluse). "Après, il faut une prise de conscience, une politisation et on va prouver avec les textes et nos idées qu'un choix de société est possible avec une meilleure répartition des richesses et plus de démocratie", a-t-il poursuivi.


Rassemblement contre les négos Unedic 16/12

14/12/2008

négociations Unedic, y a un hic !

Négos Unedic : Rassemblement le mardi 16/12 à 14h, devant le Medef

55 avenue Bosquet
Métro école militaire

A l'occasion de l’avant-dernière séance de négociations sur la prochaine convention d'assurance-chômage, les associations de défense des chômeurs & précaires appellent à une journée unitaire de mobilisation mardi 16 décembre, et notamment à un rassemblement devant le siège du Medef à Paris où se déroulent les discussions entre «partenaires sociaux».

Derrière ces négociations, il y a la volonté claire de réduire les durées d’indemnisation et le nombre d’indemniséEs sans alternative de protection sociale. Pourtant avec la crise, de plus en plus de travailleurs se retrouvent au chômage !

  • La création d'une «filière unique» priverait de couverture de 179.000 à 377.000 chômeurs par rapport au système actuel.
  • L'argent du chômage ne doit pas financer les retraites ! Alors que le nombre de chômeurs explose, la baisse des cotisations chômage exigée par le gouvernement privera l'Unedic de plus de 3 milliards d'euros de recettes.

Alors précaires, privéEs d'emploi, saisonnierEs, intérimaires, intermittenEs … et salariéEs, mobilisons nous le 16 décembre ! Marre de la galère !

Rassemblement à l'appel de AC!, APEIS, MNCP, CIP-Idf, Comité National CGT des Privés d'Emploi, Fédération CGT du Spectacle et Intermittents, Fédération CGT des Personnels des Organismes Sociaux, Syndicats CGT des Intérimaires MANPOWER, Syndicat National CGT ANPE, Collectif National CGT des Saisonniers, Collectif National CGT Jeunes, ANCAV...

un toit c'est un droit ... soutien au DAL !

Le tribunal de police a condamné l’association « Droit Au logement » à payer 12000 euros d'amende, et à la confiscation de 318 tentes ainsi que des couvertures, arrachées à quatre occasions par la police aux familles sans logis lors de leur campement rue de la banque fin 2007. Le gouvernement s'était engagé par écrit à reloger dans un délai d'un an les 374 familles concernées. Nous dénonçons cette décision de justice diligentée par l'Etat car :

  • Elle vise à museler le DAL qui depuis 18 ans combat pour ce droit fondamental, interpelle les différents gouvernements et a obtenu le relogement de dizaine de milliers de familles sans toits.

  • Elle est faite pour décourager les associations de défense des sans toit, et les sans logis qui relèvent la tête.

  • L'infraction reprochée au DAL est destinée à sanctionner les personnes qui « embarrassent la voie publique en y déposant ou en y laissant sans nécessité des matériaux ou objets quelconques ».Non seulement cette condamnation est insultante pour ceux qui souffrent de la crise du logement, en les assimilant à des « objets quelconques », mais elle pourrait si elle reste en l'état être utilisée contre n'importe quel sans abri ou mal logés dormant dans la rue.

  • Nous exprimons notre indignation et demandons que les poursuites contre le DAL et toute autres personnes physique ou morale, pour ce motif soient interdites. Que soit appliquée la loi de réquisition et sois réalisé massivement des logements sociaux.

    Pétition ici !

    Refus d'une gestion publique de l'eau au SEDIF

    Le vote a eu lieu : Rien ne change sous l'eau du SEDIF
    Pour : 88 - contre 54

    Malgré un engagement fort et uni de nombreux élus, d' associations de défense des consommateurs, d'associations de défense du service public et de particuliers, les délégués du SEDIF ont voté ce matin et ont choisi de conserver son mode actuel de gestion de l'eau. Il restera en régie intéressée et sera délégué à une société privée.

    Ce 11 décembre 2008 aurait pu marquer un virage de la politique de l'eau en Ile de France. Mais c'est un jour sombre pour tous ceux qui croyaient possible un retour en régie publique de sa gestion.

    Le vote à bulletin secret a permis ce résultat : 88 délégués sur 142 ont voté pour le renouvellement du contrat du SEDIF pour la gestion de l'eau à une entreprise privée , 54 ont voté contre c'est-à-dire qu'ils choisissaient un mode de gestion en régie directe.

    Un vote à bulletin secret

    Alors que le vote concernait un choix de gestion d'une délégation de service public, il s'est opéré à bulletin secret..., à la demande de 68 délégués de "droite". Ce qui aura permis peut-être aux délégués les moins courageux, ou à ceux qui s'étaient engagés à voter contre, de se désavouer et d'échapper à la vindicte de leur parti ou de leurs électeurs.

    Pourtant hier les comptages des associations et des élus engagés pour un retour à une gestion publique ne prévoyaient pas un tel score. Les déclarations des élus de gauche comme certains de droite donnaient le résultat du vote incertain ou même défavorable pour le choix que défend M. Santini.

    Tout avait été préparé pour couvrir les retourneurs de vestes : le résultat est là !

    Jeudi 11 Décembre 2008